La prothèse en fibre de verre de Fabien Tourneux.
La prothèse en fibre de verre de Fabien Tourneux.

Le 5 juin dernier, la surprise est de taille pour cet ingénieur originaire de la région parisienne. Fabien Tourneux vient de recevoir le 1er prix du 3e concours Alès Audace avec sa prothèse multisport innovante en fibre de verre, réglable, et à moindre coût. Participant ainsi à la promotion de la ville et à son développement économique, il a séduit le jury alésien.

Le quarantenaire a suivi ses études à Lyon et s’installe à la Grand’Combe en 1995 où il trouve un emploi d’ingénieur. Il travaille alors avec un orthésiste de Montpellier avec qui il fabrique des prothèses de marche.

Fabien Tourneux va bientôt atteindre une petite notoriété locale qui l’aidera quelques années plus tard à remporter le 1er prix Alès Audace. Son partenaire montpelliérain lui propose de créer une prothèse sport pour Dominique André, amputé tibial qui remportera avec cet appareillage plusieurs titres internationaux, dont le 100m des championnats d’Europe et la médaille d’or aux mondiaux d’athlétisme de Birningham.

Si aujourd’hui les prothèses de marche de Fabien Tourneux sont diffusées à une plus grande échelle, il restait néanmoins un besoin exprimé par les utilisateurs que l’entrepreneur voulait résoudre : avoir une prothèse tibiale pour pratiquer plusieurs sports à l’échelle du loisir, simple à utiliser et à un coût abordable car elle n’est pas remboursée par la Sécurité sociale.  « Auparavant, le demande en la matière n’existait pas. Les personnes amputées restaient chez elles ou pratiquait le sport à haut niveau. Aujourd’hui, ils veulent simplement se dépenser comme tout le monde », affirme l’ingénieur qui s’est mis à son compte en 2002 à Alès.

Après 18 mois de recherche, il a mis au point des prototypes fonctionnels, aujourd’hui validées. Désormais, son objectif est la fabrication du produit et sa distribution à l’échelle internationale. Il doit par ailleurs concevoir divers accessoires pour adapter la prothèse au sport pratiqué. Dans son atelier de la pépinière Oasis d’Alès, il a déjà imaginé 5 semelles adaptables pour le football, le sprint, le ski, le footing et le vélo. Il a pour objectif d’en vendre environ 200 par an.

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