Un espace 3D sera inauguré à Alès en septembre

En juin dernier, le jeune ingénieur Rémi Lazarewicz, alésien de surcroît, a remporté le 2e prix du concours Alès Audace, avec son projet de Fabrique 3D qu'il souhaite ouvrir en septembre prochain. Son objectif : monter un lieu d'échanges de compétences, son invention d'imprimante métallique à arc électrique en poche.

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Voilà 4 ans que Rémi Lazarewicz, ingénieur en mécanique formé à Nîmes, travaille, en partenariat avec l’école des mines, sur la fabrication inédite d’une imprimante 3D métallique, surfant ainsi sur un marché en pleine expansion. Il souhaite aujourd’hui en faire profiter les professionnels de la région en créant un Fab lab alésien.

L’imprimante 3D, quesaco?

Concrètement, cette machine dessine, grâce à un fichier 3D préalablement conçu numériquement, des couches de matières les unes après les autres, de façon a obtenir un objet. Telle une machine à coudre. Sauf que le fil de coton est remplacé par du plastique ou du métal et qu’il y a beaucoup plus de couches.

De son côté, Rémi a créé une imprimante 3D métallique qui a pour objectif de fabriquer de grosses pièces destinées aux industriels. « Il existe déjà une imprimante laser qui conçoit de petits objets de manière très précise. Mais il coûte cher. J’ai pour ma part travaillé sur une imprimante à arc électrique, elle est moins précise mais permet de faire de gros prototypes à moindre coût, comme des tuyaux d’échappement pour un avion », explique Rémi. Et de rappeler : « Il est plus économique de fabriquer des prototypes de cette manière. Avant l’imprimerie 3D, il fallait passer par des procédés traditionnels qui limitent les possibilités et avec un coût très élevé ».

La future Fabrique 3D

Cette innovation sous le bras, Rémi a aujourd’hui l’intention de suivre le mouvement des Fabs Labs qui se développent partout dans le monde. Il s’agit de lieux donnant un accès public à des outils de fabrication standard et numériques dispendieux. On en trouve désormais en Inde, en Chine, en Egypte, en Allemagne, au Canada et en France. On en dénombre environ 150, dont 3 à Montpellier, Toulouse et Grenoble.

Son défi, avec les 14 000€ qu’il va bientôt empocher grâce au concours Alès Audace : acheter d’autres machines et monter un espace où matériel et compétences seront mises à disposition des industriels, PME, artistes, particuliers…. « A Alès, le bassin industriel est reconnu et on veut y démocratiser la 3D pour dynamiser l’économie locale. Ce sera un lieu global de créativité », ajoute Rémi.

L’association cherche actuellement des locaux avec l’accompagnement d’Alès Myriapolis, et table sur une ouverture au public au mois de septembre. « On ouvrira un jour par semaine au début, puis on tentera de se développer », espère l’ingénieur alésien.

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